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Binance et CZ visés par une action en justice de 200 M$ au Royaume-Uni

Des investisseurs britanniques attaquent Binance et son fondateur CZ pour près de 200 millions de dollars. Ce que ça change pour les utilisateurs français.

Couverture — Binance et CZ visés par une action en justice de 200 M$ au Royaume-Uni

Photo : Bretwa (CC BY-SA)

Une nouvelle procédure judiciaire d'envergure vient de s'abattre sur Binance et son fondateur Changpeng Zhao (CZ) : des investisseurs britanniques ont déposé une plainte au Royaume-Uni réclamant près de 200 millions de dollars de dommages et intérêts, selon des informations relayées par Decrypt. Une affaire qui s'ajoute à une longue liste de déboires judiciaires pour le premier exchange mondial par volume — et qui mérite attention pour quiconque détient des actifs sur la plateforme, y compris depuis la France.

Ce que l'on sait de la plainte britannique

Selon les informations disponibles, un groupe d'investisseurs basés au Royaume-Uni a engagé des poursuites civiles contre Binance et contre CZ personnellement devant une juridiction britannique. Le montant réclamé avoisine les 200 millions de dollars, ce qui en fait l'une des actions collectives les plus importantes jamais intentées contre l'exchange dans un pays européen.

Les détails précis des griefs invoqués — nature des préjudices allégués, période concernée, nombre de plaignants — n'ont pas été intégralement rendus publics à ce stade. Il convient donc de rester prudent sur les conclusions à en tirer : une plainte déposée n'est pas une condamnation, et la procédure judiciaire britannique peut s'étaler sur plusieurs années.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette action s'inscrit dans un contexte judiciaire et réglementaire déjà très chargé pour Binance à l'échelle mondiale.

Un contexte judiciaire et réglementaire sous haute tension

Binance et CZ ne découvrent pas les salles d'audience. Fin 2023, l'exchange avait conclu un accord historique avec le département américain de la Justice (DoJ), acceptant de payer plus de 4 milliards de dollars d'amendes pour violations des règles anti-blanchiment. CZ avait personnellement plaidé coupable à des accusations fédérales et purgé une peine de prison aux États-Unis, dont il est sorti début 2024.

En Europe, la situation n'est guère plus sereine. Plusieurs régulateurs nationaux ont infligé des amendes ou restreint les activités de Binance ces dernières années — en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Italie. La plainte britannique s'inscrit donc dans une dynamique où des investisseurs particuliers, estimant avoir subi des pertes liées aux pratiques de la plateforme, cherchent désormais réparation devant les tribunaux civils.

Binance en France : quel statut réglementaire aujourd'hui ?

Pour un investisseur français, la question du cadre réglementaire de Binance est centrale — et elle mérite une réponse précise, sans approximation.

Binance opérait en France sous le statut de PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques), délivré par l'AMF. Ce statut, issu de la loi PACTE de 2019, constituait le régime transitoire français. Il ne doit pas être confondu avec l'agrément CASP (Crypto-Asset Service Provider) prévu par le règlement européen MiCA, dont la phase 2 — concernant les exchanges et portefeuilles — est entrée en vigueur au niveau européen, avec une période transitoire en France qui a pris fin le 30 juin 2026.

Autrement dit : à ce jour, Binance France n'est pas titulaire d'un agrément CASP MiCA. Sa demande serait en cours d'instruction. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2026, les plateformes non agréées MiCA ne peuvent plus légalement proposer leurs services aux résidents français. Pour en savoir plus sur les implications concrètes de cette échéance, consulte notre article dédié : MiCA phase 2 — ce qui change en juillet 2026.

Cette incertitude réglementaire est précisément l'un des éléments que les investisseurs français doivent intégrer dans leur réflexion sur le choix de leur plateforme. Notre comparatif PSAN vs CASP — comprendre les statuts des plateformes crypto détaille les différences entre ces deux régimes.

Ce que ça change concrètement pour toi, investisseur en France

Tes fonds sont-ils en danger ? Une procédure civile au Royaume-Uni ne gèle pas automatiquement les actifs des utilisateurs de Binance dans d'autres pays. À ce stade, il n'y a aucune injonction judiciaire connue qui affecterait les comptes des clients français. Cela dit, l'accumulation de procédures judiciaires et de risques réglementaires constitue un signal que tout investisseur sérieux se doit de prendre en compte.

La diversification des plateformes, une précaution élémentaire. Concentrer l'intégralité de ses actifs sur une seule plateforme — quelle qu'elle soit — expose à un risque de contrepartie non négligeable : faillite, gel des retraits, sanctions réglementaires. C'est une leçon que l'effondrement de FTX en 2022 a douloureusement rappelée. Si tu cherches des alternatives disposant d'un cadre réglementaire plus solide en Europe, notre article Alternatives à Binance en France post-MiCA recense les options disponibles.

Sur le plan fiscal, une procédure judiciaire contre une plateforme ne modifie en rien tes obligations déclaratives. Si tu as réalisé des cessions de crypto-actifs en 2025 — c'est-à-dire des conversions vers des euros ou des achats de biens et services —, tu dois les déclarer. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) applicable aux plus-values crypto s'élève à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux), suite à la hausse de la CSG prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le seuil d'exonération reste fixé à 305 € de cessions annuelles totales.

Surveille l'évolution de la procédure. Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur la nature exacte des griefs et l'identité des plaignants. Cryptoreflex suivra ce dossier de près.

Ce qu'il faut retenir

La plainte britannique contre Binance et CZ pour près de 200 millions de dollars est un signal supplémentaire de la pression judiciaire et réglementaire qui s'exerce sur le premier exchange mondial. Pour les investisseurs français, cela ne justifie pas de panique immédiate, mais invite à plusieurs réflexes de bon sens : diversifier ses plateformes, vérifier leur statut réglementaire (agrément MiCA), et ne jamais laisser dormir sur un exchange des sommes qu'on ne peut pas se permettre de perdre. La règle d'or reste valable : « not your keys, not your coins ».

Rédigée par une IA à partir de Decrypt et publiée automatiquement.

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