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Circle et DJ Khaled : le partenariat qui divise

Circle associe DJ Khaled à l'USDC sur les réseaux sociaux. Problème : le rappeur avait été sanctionné par la SEC en 2018 pour promotion frauduleuse de crypto.

Couverture — Circle et DJ Khaled : le partenariat qui divise

Photo : Christoph Scholz (CC BY-SA)

Circle, l'émetteur du stablecoin USDC, a récemment affiché son association avec le rappeur et producteur DJ Khaled sur les réseaux sociaux, sous la bannière « Team USDC ». La réaction de la communauté crypto n'a pas tardé : des internautes ont immédiatement exhumé la condamnation de l'artiste par la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine en 2018, pour avoir fait la promotion de projets crypto sans divulguer qu'il était rémunéré pour le faire. Un rappel qui illustre, une fois de plus, que la mémoire d'internet est longue — et que le choix des ambassadeurs dans l'univers crypto reste un exercice à hauts risques.

Ce que Circle a annoncé — et ce qu'il n'a pas dit

Les publications de Circle sur les réseaux sociaux ont mis en scène DJ Khaled en lien avec l'USDC, sans qu'aucun communiqué officiel ne mentionne explicitement un contrat de sponsoring ou d'ambassadeur. L'entreprise n'a pas précisé la nature exacte de la relation commerciale, ce qui n'a fait qu'alimenter les interrogations. Dans l'univers des stablecoins, où la confiance est le principal actif, l'ambiguïté est rarement bien reçue.

L'USDC est l'un des deux grands stablecoins adossés au dollar américain. Émis par Circle, il est conçu pour maintenir une parité 1:1 avec le dollar grâce à des réserves en liquidités et en bons du Trésor américain. Contrairement à d'autres crypto-actifs, sa valeur ne fluctue pas — ou très peu. Il est largement utilisé pour les transferts, la finance décentralisée (DeFi) et comme refuge temporaire lors des phases de volatilité des marchés.

Le passé de DJ Khaled avec la SEC : les faits

En 2018, la SEC a conclu un accord avec DJ Khaled (de son vrai nom Khaled Mohamed Khaled) et le promoteur Floyd Mayweather, tous deux accusés d'avoir fait la promotion de projets de levée de fonds en crypto — des ICO (Initial Coin Offerings) — sans révéler qu'ils étaient rémunérés pour le faire. Cette pratique, connue sous le nom de « pump and dump » ou de promotion non divulguée, est illégale aux États-Unis lorsqu'elle porte sur des titres financiers.

DJ Khaled avait accepté de rembourser les sommes perçues, de payer des pénalités et des intérêts, et s'était engagé à ne pas promouvoir d'offres de titres pendant plusieurs années. Il n'avait pas reconnu ni nié les faits, conformément à la pratique habituelle des accords avec la SEC.

Ce contexte, bien documenté, a resurgi en quelques heures sur Crypto Twitter (désormais rebaptisé X), où des utilisateurs ont partagé les documents officiels de la SEC. La communauté a vivement critiqué Circle pour ce qu'elle perçoit comme un manque de discernement dans le choix de ses partenaires.

Pourquoi ce type d'association est sensible dans l'univers crypto

L'histoire des célébrités et de la crypto est jalonnée d'épisodes problématiques. Des influenceurs et artistes ont régulièrement été associés à des projets qui se sont révélés frauduleux ou qui ont subi des effondrements spectaculaires. Ces affaires ont contribué à renforcer la méfiance d'une partie du grand public envers l'ensemble du secteur.

Pour un émetteur de stablecoin comme Circle, la crédibilité est fondamentale. L'USDC se positionne comme un instrument fiable, transparent et conforme aux exigences réglementaires — notamment dans le cadre du règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets), qui encadre désormais les émetteurs de stablecoins opérant dans l'Union européenne. Associer ce produit à une personnalité ayant un antécédent réglementaire aux États-Unis envoie un signal pour le moins ambigu.

Pour aller plus loin sur le cadre réglementaire qui s'applique aux plateformes et aux émetteurs de stablecoins en France, vous pouvez consulter notre article sur MiCA phase 2 et ce qui change pour les investisseurs français, ainsi que notre comparatif PSAN vs CASP : le nouveau statut MiCA des plateformes.

Ce que ça change concrètement pour un investisseur français

Du point de vue d'un investisseur particulier en France, cet épisode ne modifie en rien le fonctionnement technique de l'USDC ni son cadre réglementaire. En revanche, il illustre plusieurs points de vigilance utiles.

La réputation d'un émetteur compte. Lorsque vous détenez un stablecoin, vous faites confiance à l'entité qui le gère pour maintenir ses réserves et respecter ses engagements. Les décisions de communication et de partenariat d'un émetteur sont des signaux sur sa culture d'entreprise et sa gestion du risque réputationnel.

Les promotions de célébrités ne sont pas des garanties. En France comme ailleurs, la réglementation interdit la promotion trompeuse de crypto-actifs. Depuis l'entrée en vigueur du cadre MiCA et la fin de la période transitoire française le 1er juillet 2026, seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP) agréés peuvent proposer leurs services à des clients français. Les communications commerciales doivent respecter des règles strictes de transparence. L'Autorité des marchés financiers (AMF) dispose de pouvoirs de sanction en la matière.

La détention d'USDC n'est pas sans implications fiscales. Si vous utilisez des stablecoins comme l'USDC dans le cadre de transactions — par exemple pour acheter d'autres crypto-actifs ou pour convertir en euros — ces opérations peuvent être imposables. En France, les cessions de crypto-actifs vers des euros, des biens ou des services sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) pour les plus-values réalisées à compter de 2025. En revanche, un échange entre deux crypto-actifs — y compris vers un stablecoin — bénéficie d'un sursis d'imposition et n'est pas imposable au moment de l'échange. Pour tout comprendre sur vos obligations déclaratives, consultez notre guide complet pour déclarer vos crypto-actifs aux impôts en 2026.

Le fond du débat : marketing et responsabilité dans la crypto

Au-delà de l'anecdote, cet épisode pose une question de fond : les acteurs institutionnels de la crypto ont-ils suffisamment intégré les leçons des années de dérives promotionnelles qui ont nui à la crédibilité du secteur ? Circle, qui se positionne comme un acteur sérieux et régulé, aurait sans doute intérêt à soigner davantage la cohérence entre son discours de conformité et ses choix de communication.

La source originale de cette information est à retrouver sur Decrypt.

Rédigée par une IA à partir de Decrypt et publiée automatiquement.

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