Trace Finance lève 32 M$ pour démocratiser les paiements en stablecoins
CoinFund et Coinbase soutiennent Trace Finance dans une levée de 32 M$. Ce que ça change pour les paiements crypto en Europe.

Photo : Christoph Scholz (CC BY-SA)
La startup Trace Finance vient d'annoncer une levée de fonds de 32 millions de dollars en série A, avec le soutien de deux acteurs de premier plan : le fonds d'investissement CoinFund et l'exchange Coinbase. Objectif affiché — accélérer le déploiement d'une infrastructure de paiements fondée sur les stablecoins à l'échelle mondiale. Une opération qui illustre l'appétit croissant des investisseurs institutionnels pour les rails de paiement crypto, à l'heure où la réglementation européenne MiCA redessine le paysage du secteur.
Trace Finance : c'est quoi exactement ?
Trace Finance se positionne comme une société d'infrastructure — autrement dit, elle ne s'adresse pas directement au grand public, mais aux entreprises qui souhaitent intégrer des paiements en stablecoins dans leurs opérations. Concrètement, la startup propose des outils permettant à des sociétés de recevoir, convertir et envoyer des fonds via des stablecoins, ces cryptomonnaies dont la valeur est indexée sur une devise traditionnelle comme le dollar ou l'euro.
L'idée centrale : remplacer les virements bancaires internationaux — souvent lents et coûteux — par des transactions quasi instantanées sur blockchain. Un argument de poids pour les entreprises qui opèrent à l'international, notamment dans des zones où le système bancaire traditionnel est peu accessible ou peu efficace.
Selon les informations relayées par Decrypt, cette levée de série A doit permettre à Trace Finance d'étendre sa présence géographique et de renforcer ses équipes techniques.
Pourquoi CoinFund et Coinbase misent sur les stablecoins
La participation de Coinbase à ce tour de table n'est pas anodine. L'exchange américain — coté au Nasdaq — a fait des stablecoins l'un de ses axes stratégiques majeurs. Il est notamment co-émetteur de l'USDC, le stablecoin en dollars de Circle, et perçoit une part des revenus générés par les réserves adossant ce token. Investir dans une infrastructure de paiements stablecoins, c'est donc aussi parier sur l'adoption plus large de l'USDC.
CoinFund, de son côté, est un fonds spécialisé dans les investissements crypto early-stage. Sa présence aux côtés de Coinbase envoie un signal fort : les acteurs les plus sérieux de l'écosystème considèrent que les stablecoins de paiement constituent un marché en forte croissance, et non une niche spéculative.
Cette dynamique s'inscrit dans un contexte mondial où plusieurs grandes banques centrales et régulateurs examinent de près l'essor des stablecoins privés, perçus à la fois comme une opportunité d'efficacité financière et comme un risque potentiel pour la stabilité monétaire.
MiCA et stablecoins : ce que le cadre européen impose déjà
Pour un investisseur ou un entrepreneur français, la question réglementaire est centrale. Depuis l'entrée en vigueur du règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), l'Union européenne dispose désormais d'un cadre juridique unifié pour les cryptoactifs — et les stablecoins y occupent une place particulière.
MiCA distingue deux grandes catégories de stablecoins :
- Les EMT (Electronic Money Tokens) : indexés sur une seule monnaie fiat (ex. un stablecoin en euros). Ils sont soumis à une réglementation proche de celle de la monnaie électronique.
- Les ART (Asset-Referenced Tokens) : adossés à un panier d'actifs. Soumis à des exigences encore plus strictes.
Concrètement, tout émetteur de stablecoin souhaitant opérer en Europe doit obtenir un agrément auprès d'un régulateur national — l'AMF en France — et respecter des règles strictes en matière de réserves, de liquidité et de transparence. Les stablecoins en dollars comme l'USDC ou l'USDT ne sont pas des EMT au sens de MiCA, ce qui complique leur statut en Europe.
La période de transition française s'achève le 1er juillet 2026 : à partir de cette date, les plateformes non conformes à MiCA ne pourront plus opérer légalement sur le marché français. Pour en savoir plus sur les implications concrètes de cette échéance, consulte notre dossier MiCA phase 2 : ce qui change en juillet 2026.
Ce que ça change concrètement pour toi, investisseur français
En tant que particulier résidant en France, tu n'es pas directement client de Trace Finance — la startup cible les entreprises. Mais cette levée de fonds illustre une tendance de fond qui te concerne indirectement à plusieurs titres.
1. L'adoption des stablecoins progresse — et avec elle, leur intégration dans des services grand public. Des plateformes d'exchange aux néobanques crypto, les stablecoins deviennent un outil de paiement et d'épargne de plus en plus courant. Avant d'utiliser un stablecoin sur une plateforme, vérifie toujours que celle-ci dispose bien d'un statut réglementaire valide. Notre comparatif PSAN vs CASP : quel statut MiCA pour les plateformes crypto ? t'aide à t'y retrouver.
2. La fiscalité des stablecoins reste celle de la crypto — En France, détenir des stablecoins n'est pas imposable en soi. C'est la cession — c'est-à-dire l'échange contre des euros, des biens ou des services — qui déclenche l'imposition. Le taux applicable depuis l'imposition des revenus 2025 est de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, suite à la hausse de la CSG prévue par la loi n°2025-1403 du 30/12/2025). En revanche, un swap stablecoin contre une autre crypto — par exemple USDC contre ETH — bénéficie d'un sursis d'imposition : aucun impôt n'est dû à ce stade. Pour tout comprendre sur ta déclaration, consulte notre guide Comment déclarer ses cryptos aux impôts en 2026.
3. Le choix de ta plateforme devient crucial — Avec la fin de la période transitoire MiCA au 1er juillet 2026, certaines plateformes pourraient ne plus être accessibles aux résidents français. Privilégie des acteurs disposant d'un agrément CASP en cours de délivrance ou déjà obtenu, et surveille les annonces de l'AMF. Notre article sur les alternatives à Binance post-MiCA fait le point sur les options disponibles.
En résumé
La levée de 32 millions de dollars de Trace Finance est un signal de plus que les stablecoins s'imposent comme l'épine dorsale des paiements crypto de demain. Pour les investisseurs français, l'enjeu n'est pas tant de suivre cette startup en particulier que de comprendre le mouvement de fond qu'elle incarne : une infrastructure financière parallèle, de plus en plus professionnalisée, qui se heurte néanmoins à des contraintes réglementaires européennes croissantes. Rester informé sur MiCA et sur la fiscalité applicable reste la meilleure façon de naviguer dans cet environnement en mutation rapide.
Rédigée par une IA à partir de Decrypt et publiée automatiquement.
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