Ether.fi lance son stablecoin via l'infrastructure Ethena
Ether.fi va émettre son propre stablecoin grâce à l'infrastructure en marque blanche d'Ethena. Ce que cela signifie pour la DeFi et les investisseurs français.

Photo : btckeychain (CC BY)
Le protocole de liquid staking Ether.fi annonce le lancement de son propre stablecoin, en s'appuyant sur l'infrastructure technique mise à disposition par Ethena. Une décision qui illustre une tendance de fond dans la finance décentralisée : la mutualisation des briques technologiques pour accélérer l'émission de monnaies stables.
Ether.fi choisit Ethena comme socle technique
Ether.fi, connu pour son offre de liquid staking sur Ethereum, franchit une nouvelle étape en annonçant l'émission d'un stablecoin maison. Pour ce faire, le protocole ne repart pas de zéro : il utilise l'infrastructure en marque blanche proposée par Ethena, un acteur spécialisé dans la conception et la fourniture de solutions techniques pour l'émission de stablecoins décentralisés.
Cette approche — souvent désignée sous le terme de « white-label » — permet à un protocole de bénéficier d'une architecture éprouvée sans avoir à développer l'ensemble des mécanismes sous-jacents. Ethena a déjà fourni ce type de service à plusieurs protocoles DeFi avant Ether.fi, ce qui témoigne d'une demande croissante pour ce modèle de collaboration dans l'écosystème décentralisé.
Selon les informations rapportées par Journal du Coin, Ether.fi rejoint ainsi une liste de protocoles ayant fait confiance à l'infrastructure d'Ethena pour émettre leur propre monnaie stable.
Qu'est-ce qu'un stablecoin et pourquoi en émettre un ?
Un stablecoin est un crypto-actif dont la valeur est conçue pour rester stable, généralement arrimée à une devise comme le dollar américain ou l'euro. Il en existe plusieurs catégories : les stablecoins adossés à des réserves en monnaie fiduciaire (comme l'USDC ou le USDT), ceux garantis par d'autres crypto-actifs, et les stablecoins dits « algorithmiques » ou « synthétiques », dont la stabilité repose sur des mécanismes financiers plus complexes.
Ethena est précisément connue pour son approche synthétique : son stablecoin phare, l'USDe, s'appuie sur des positions de couverture (hedging) sur les marchés dérivés pour maintenir sa parité avec le dollar. Le stablecoin qu'Ether.fi s'apprête à émettre devrait s'inscrire dans cette logique, en tirant parti des actifs mis en jeu (staked) par les utilisateurs du protocole.
Pour un protocole comme Ether.fi, disposer de son propre stablecoin présente plusieurs avantages stratégiques : renforcer la rétention de liquidités au sein de son écosystème, offrir de nouveaux rendements à ses utilisateurs et accroître son autonomie vis-à-vis des émetteurs de stablecoins tiers.
Une tendance de fond dans la DeFi
Ce mouvement ne concerne pas qu'Ether.fi. Depuis plusieurs mois, de nombreux protocoles DeFi cherchent à internaliser la gestion de la liquidité en émettant leurs propres stablecoins, plutôt que de dépendre exclusivement de l'USDC ou de l'USDT. L'objectif est double : capter une part de la valeur générée par la circulation de ces monnaies stables et proposer des rendements différenciés à leurs communautés.
L'infrastructure en marque blanche d'Ethena s'impose comme une solution de référence pour accélérer ce processus. En mutualisant les coûts de développement et en proposant une architecture modulaire, Ethena permet à des protocoles de taille variable de franchir ce cap sans mobiliser des ressources considérables en ingénierie.
Cette dynamique rappelle, dans une certaine mesure, ce qui s'est produit dans la finance traditionnelle avec l'essor des solutions bancaires en marque blanche : des acteurs spécialisés fournissent l'infrastructure, tandis que les marques « front-office » se concentrent sur leur relation avec les utilisateurs.
Pour aller plus loin sur le fonctionnement d'Ethereum et de ses protocoles associés, vous pouvez consulter notre guide sur les layers 2 d'Ethereum ou notre explication du proof of stake.
Ce que cela change concrètement pour un investisseur français
Un accès à de nouveaux rendements… avec des risques spécifiques
Pour un investisseur particulier en France, ce type d'annonce peut sembler lointain. Pourtant, les stablecoins synthétiques comme ceux qu'Ethena contribue à émettre sont souvent proposés avec des rendements attractifs — parfois bien supérieurs à ceux des livrets réglementés. Ces rendements proviennent généralement des intérêts perçus sur les positions de couverture ouvertes sur les marchés dérivés.
Mais cette attractivité a un revers : les mécanismes sous-jacents sont complexes et comportent des risques spécifiques. Un stablecoin synthétique peut perdre sa parité en cas de stress de marché, de défaillance du protocole ou de liquidation forcée des positions de couverture. La stabilité affichée ne garantit pas une absence de risque.
Fiscalité : les stablecoins ne sont pas neutres
Il est important de rappeler qu'en France, détenir ou utiliser des stablecoins dans le cadre de la DeFi n'est pas fiscalement neutre. Selon l'article 150 VH bis du Code général des impôts, seules les cessions de crypto-actifs contre des euros, des biens ou des services sont imposables. Les échanges entre crypto-actifs — y compris vers un stablecoin — bénéficient d'un sursis d'imposition et ne déclenchent pas d'imposition immédiate.
En revanche, si vous convertissez un stablecoin en euros ou l'utilisez pour payer un service, la plus-value éventuelle — calculée sur l'ensemble de votre portefeuille de crypto-actifs — devient imposable. Le taux applicable aux plus-values réalisées en 2025 est de 31,4 % (prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % auquel s'ajoutent 18,6 % de prélèvements sociaux, conformément à la LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025).
Par ailleurs, si vous percevez des récompenses via un protocole DeFi — qu'il s'agisse de staking, de rendements ou d'autres distributions —, leur traitement fiscal reste incertain. La FAQ d'impots.gouv oriente vers les bénéfices non commerciaux (BNC), mais le BOFiP ne tranche pas définitivement la question : mieux vaut consulter un professionnel.
Pour tout comprendre sur vos obligations déclaratives, notre guide complet sur la déclaration des crypto-actifs en 2026 vous accompagne étape par étape.
MiCA et accès aux plateformes : vérifiez avant d'investir
Si vous souhaitez accéder à des protocoles DeFi comme Ether.fi ou à des stablecoins synthétiques, vous le ferez généralement via des plateformes d'échange ou des portefeuilles décentralisés. Depuis le 1er juillet 2026, la période transitoire française est terminée : seuls les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP) disposant d'un agrément MiCA valide — délivré par l'AMF ou par une autorité compétente d'un autre État membre de l'Union européenne — peuvent légalement servir des clients en France.
Avant d'utiliser une plateforme, vérifiez son statut sur le registre officiel de l'AMF ou celui de l'ESMA. Notre article sur les alternatives conformes à MiCA pour les investisseurs français vous aide à faire le tri.
Rédigée par une IA à partir de Journal du Coin et publiée automatiquement.
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