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Solana vise le règlement institutionnel avec J.P. Morgan

Solana lance un standard open-source de règlement-livraison avec J.P. Morgan : des transactions institutionnelles finalisées en secondes, contre plusieurs jo...

Couverture — Solana vise le règlement institutionnel avec J.P. Morgan

Photo : El Coleccionista de Instantes (CC BY-SA)

Solana franchit un cap symbolique en direction de la finance institutionnelle : la blockchain a présenté un standard open-source de règlement-livraison — dit « DvP » (Delivery versus Payment) — conçu avec la contribution de J.P. Morgan. L'objectif est de permettre aux grandes institutions financières de finaliser des transactions sur Solana en quelques secondes, là où les circuits traditionnels nécessitent encore plusieurs jours.

Qu'est-ce que le règlement-livraison « DvP » et pourquoi est-ce important ?

Dans la finance classique, lorsqu'un fonds ou une banque achète un titre financier, le transfert effectif de l'actif et du paiement ne se fait pas instantanément. Ce décalage — souvent de deux jours ouvrés (T+2) — expose les deux parties à un risque de contrepartie : si l'une fait défaut entre la transaction et son règlement, l'autre peut perdre des fonds.

Le principe du DvP (règlement-livraison) consiste à lier de façon atomique le transfert de l'actif et le paiement : soit les deux opérations se produisent simultanément, soit aucune ne se produit. C'est une garantie fondamentale de sécurité dans les marchés financiers.

Ce que Solana propose ici, c'est de reproduire ce mécanisme directement sur sa blockchain, en tirant parti de la finalité quasi instantanée de son réseau. Là où un règlement traditionnel prend 48 heures, une transaction sur Solana peut être définitivement confirmée en quelques secondes.

Le rôle de J.P. Morgan : un signal fort pour l'industrie

La participation de J.P. Morgan à l'élaboration de ce standard n'est pas anodine. La banque américaine est l'une des institutions financières les plus actives dans l'exploration de la technologie blockchain — elle opère notamment sa propre infrastructure de paiement tokenisé. Son implication dans un projet open-source sur une blockchain publique comme Solana marque un tournant : les grandes banques ne se contentent plus d'expérimenter en circuit fermé, elles commencent à contribuer à des standards ouverts susceptibles d'être adoptés à l'échelle du secteur.

Le programme DvP développé est open-source, ce qui signifie que n'importe quelle institution peut l'examiner, l'auditer et l'intégrer dans ses propres systèmes. Cette transparence est précisément ce que recherchent les régulateurs et les acteurs institutionnels soucieux de maîtriser les risques opérationnels.

Selon les informations rapportées par Decrypt, ce standard a été conçu pour permettre un règlement atomique — c'est-à-dire tout ou rien — avec une finalité en quelques secondes.

Solana face à Ethereum : la bataille pour les institutions

Cette initiative s'inscrit dans une compétition plus large entre blockchains pour capter les flux institutionnels. Ethereum reste la référence historique pour la finance décentralisée et la tokenisation d'actifs, mais Solana mise sur sa vitesse de traitement et ses frais de transaction réduits pour séduire des cas d'usage à fort volume, comme le règlement de titres.

Pour comprendre les différences techniques entre ces architectures, notre guide sur les solutions de couche 2 Ethereum offre un éclairage utile sur les compromis entre sécurité, décentralisation et performance — des paramètres que les institutions évaluent attentivement avant de s'engager sur une infrastructure.

La tokenisation d'actifs financiers — actions, obligations, fonds — est l'un des chantiers prioritaires des grandes banques mondiales. Si un standard de règlement-livraison open-source sur Solana venait à s'imposer, cela pourrait accélérer significativement l'adoption institutionnelle de la blockchain.

Ce que ça change concrètement pour l'investisseur français

Pour un investisseur particulier en France, l'impact direct de cette annonce reste limité à court terme. Ce standard s'adresse avant tout aux acteurs institutionnels — banques, fonds, chambres de compensation — et non aux particuliers qui achètent du SOL sur une plateforme grand public.

Mais l'enjeu indirect est réel. Plus les grandes institutions s'engagent sur une blockchain, plus elles lui apportent de la liquidité, de la crédibilité et, potentiellement, de la stabilité à long terme. L'intérêt institutionnel pour Solana pourrait également se traduire par l'émergence de nouveaux produits financiers réglementés exposés à l'écosystème Solana — à l'image des ETP (Exchange Traded Products) déjà disponibles sur certains marchés européens.

Sur ce point, il convient de rappeler un élément fiscal important pour les résidents français : les ETP crypto (ETF, ETN) sont des valeurs mobilières, et leurs plus-values relèvent du régime des valeurs mobilières — pas du régime des crypto-actifs (article 150 VH bis du CGI). Ils ne se déclarent pas de la même façon qu'un achat direct de SOL. Pour tout savoir sur la déclaration de vos crypto-actifs, notre guide complet sur la déclaration fiscale 2026 fait le point sur les règles applicables.

Par ailleurs, dans un contexte où le cadre MiCA structure désormais l'accès aux plateformes pour les résidents français — la période transitoire ayant pris fin le 1er juillet 2026 —, il est essentiel de s'assurer que la plateforme sur laquelle vous détenez ou échangez du SOL dispose bien d'un agrément CASP valide. Notre article sur les alternatives aux plateformes non conformes après MiCA vous aide à faire le point.

Une adoption institutionnelle encore à ses débuts

Il serait prématuré de conclure que ce standard va révolutionner les marchés financiers dans l'immédiat. Les institutions financières évoluent lentement : elles doivent valider les technologies sur le plan juridique, opérationnel et réglementaire avant tout déploiement à grande échelle. La contribution de J.P. Morgan est un signal positif, mais elle ne préjuge pas d'un déploiement commercial imminent.

Les régulateurs européens, dont l'AMF en France, suivent de près ces développements. Le régime pilote DLT (Distributed Ledger Technology) mis en place par l'Union européenne permet déjà à certaines infrastructures de marché d'expérimenter le règlement de titres tokenisés sur blockchain — un cadre dans lequel ce type de standard pourrait à terme trouver sa place.

En attendant, cette annonce confirme une tendance de fond : la blockchain publique n'est plus perçue uniquement comme un terrain de jeu spéculatif, mais comme une infrastructure sérieuse, capable d'intéresser les acteurs les plus exigeants de la finance mondiale. Pour mieux comprendre les fondements de cette technologie, notre guide ultra-simple sur la blockchain reste une excellente porte d'entrée.

Rédigée par une IA à partir de Decrypt et publiée automatiquement.

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