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Jeremy Grantham prédit la disparition silencieuse du Bitcoin

Le milliardaire Jeremy Grantham estime que le Bitcoin et les cryptos s'éteindront « dans un murmure ». Que vaut cet avertissement ?

Couverture — Jeremy Grantham prédit la disparition silencieuse du Bitcoin

Photo : fdecomite (CC BY)

Jeremy Grantham, l'un des investisseurs les plus respectés de Wall Street, vient de réaffirmer son scepticisme radical à l'égard du Bitcoin et des cryptomonnaies en général. Pour ce cofondateur de la société de gestion GMO, le secteur ne disparaîtra pas dans un krach spectaculaire, mais s'effacera progressivement, « dans un murmure ». Une prise de position tranchée qui mérite d'être analysée avec recul — sans hystérie ni déférence aveugle.

Qui est Jeremy Grantham et pourquoi l'écouter ?

Jeremy Grantham n'est pas un inconnu dans le monde de la finance traditionnelle. Ce septuagénaire britannique est cofondateur de GMO (Grantham, Mayo, Van Otterloo), une société de gestion d'actifs gérant plusieurs dizaines de milliards de dollars. Il s'est bâti une réputation solide en anticipant plusieurs bulles spéculatives majeures : la bulle technologique de 2000, la crise immobilière américaine de 2008, et plus récemment la surchauffe des marchés actions post-Covid.

Son crédit repose sur un historique de prévisions contrariantes qui se sont avérées fondées. Ce n'est donc pas un commentateur ordinaire, et ses mises en garde méritent d'être prises au sérieux — même si elles ne constituent en rien une vérité absolue sur l'avenir du marché crypto.

Ce qu'il dit exactement sur le Bitcoin

Selon les informations rapportées par Decrypt, Grantham considère que le Bitcoin n'a pas de valeur intrinsèque réelle. Il le range dans la catégorie des actifs spéculatifs dont la valorisation repose essentiellement sur la croyance collective et l'élan du marché — ce que les économistes appellent parfois la théorie du « plus grand fou » : on achète non pas parce que l'actif vaut quelque chose, mais parce qu'on espère trouver un acheteur prêt à payer plus cher.

Sa prédiction n'est pas celle d'un effondrement brutal et soudain. Il anticipe plutôt une lente désaffection : les volumes baisseraient, l'intérêt du grand public s'émousserait, et le secteur perdrait progressivement de sa pertinence sans que cela ne fasse nécessairement les manchettes. Une sortie par l'indifférence, en somme.

Grantham pointe également l'absence d'utilité économique tangible selon lui : le Bitcoin ne génère pas de flux de trésorerie, ne verse pas de dividendes, et ne produit rien de mesurable. Des arguments classiques de la critique « value investing » appliquée aux cryptos.

Ce que disent les partisans du Bitcoin en réponse

Il serait réducteur de présenter la thèse de Grantham sans exposer les contre-arguments que ses détracteurs avancent régulièrement.

Les défenseurs du Bitcoin soulignent en premier lieu sa rareté programmée : l'offre est plafonnée à 21 millions d'unités, ce qui en fait, selon eux, un actif de réserve comparable à l'or numérique — un argument que Grantham rejette, mais qui séduit une part croissante d'investisseurs institutionnels. Des fonds souverains, des compagnies d'assurance et des trésoreries d'entreprises cotées ont effectivement intégré du Bitcoin à leurs bilans ces dernières années, ce qui tranche avec le profil purement spéculatif que lui attribue Grantham.

Par ailleurs, la résilience du réseau Bitcoin — qui n'a jamais subi d'interruption majeure depuis sa création en 2009 — est souvent citée comme preuve d'une robustesse technologique réelle. Si tu veux comprendre les bases de ce fonctionnement, notre guide complet sur le Bitcoin pour débutants t'explique l'essentiel.

Enfin, l'adoption croissante d'ETF Bitcoin spot aux États-Unis depuis début 2024, et les discussions en cours en Europe autour de produits similaires, témoignent d'un intérêt institutionnel qui ne correspond pas à l'image d'un actif en voie d'extinction. Notre article sur les ETF Bitcoin spot en Europe en 2026 fait le point sur ces évolutions.

Ce que ça change concrètement pour toi, investisseur en France

La prise de position de Grantham ne change rien aux fondamentaux réglementaires ou fiscaux qui encadrent ton exposition aux cryptos en France. Mais elle invite à une réflexion de fond sur la gestion du risque.

Sur le plan du risque de marché, les avertissements d'investisseurs expérimentés comme Grantham rappellent que le Bitcoin reste un actif hautement volatil, dont la valeur peut fluctuer de façon extrême sur des périodes courtes. Aucun consensus n'existe sur sa valeur « fondamentale », ce qui rend toute prévision à long terme particulièrement hasardeuse.

Sur le plan fiscal, rappelons que si tu détiens du Bitcoin et que tu décides de le céder — que ce soit pour encaisser des gains ou limiter des pertes —, cette cession est imposable en France dès lors que le total de tes ventes annuelles dépasse 305 €. Le taux applicable depuis l'imposition des revenus 2025 est de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, suite à la hausse de la CSG prévue par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Les échanges entre cryptomonnaies — par exemple Bitcoin contre Ether — ne déclenchent pas d'imposition immédiate grâce au mécanisme de sursis d'imposition. Notre guide complet sur la déclaration crypto 2026 détaille toutes ces règles.

Sur le plan de la stratégie, la question que soulève indirectement Grantham est celle de l'horizon d'investissement et de la conviction. Investir dans le Bitcoin parce que « tout le monde en parle » est une démarche très différente d'une allocation réfléchie dans le cadre d'un portefeuille diversifié. Les approches comme le DCA (investissement progressif à intervalles réguliers) ou le HODL (conservation longue durée) répondent à des logiques distinctes que nous avons comparées dans notre article Trader vs DCA vs HODL.

Sur le plan réglementaire, la France et l'Europe avancent vers un cadre MiCA de plus en plus structuré. La fin de la période transitoire française est fixée au 1er juillet 2026, ce qui signifie que les plateformes non conformes devront soit obtenir leur agrément CASP, soit cesser leurs activités sur le territoire. Ce renforcement réglementaire va dans le sens d'une meilleure protection des investisseurs — indépendamment de l'opinion de Grantham sur la valeur du Bitcoin.

Faut-il suivre Grantham à la lettre ?

Les prévisions de Grantham méritent d'être entendues, pas nécessairement suivies à la lettre. L'histoire de la finance regorge d'experts qui ont eu tort sur des actifs qu'ils jugeaient sans avenir — et d'autres qui ont eu raison trop tôt pour que ça soit utile en pratique.

Ce qui compte, c'est de comprendre les arguments des uns et des autres, d'évaluer ta propre tolérance au risque, et de ne jamais investir plus que ce que tu es prêt à perdre. Le débat autour du Bitcoin n'est pas près de s'éteindre — et c'est précisément ce qui en fait un sujet à suivre avec attention et esprit critique.

Rédigée par une IA à partir de Decrypt et publiée automatiquement.

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